Du 26 au 30 octobre 2020

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La COVID-19, la relance au point mort et les données économiques ont fortement perturbé les marchés

Au cours de la dernière semaine d’activité boursière avant l’élection présidentielle américaine, alors que les investisseurs s’attendent déjà à une volatilité accrue, des histoires familières ont continué à éclipser la course au poste politique le plus important des États-Unis. Ainsi, la hausse des cas de coronavirus et la lutte pour un nouveau plan de relance financière ont entraîné la pire déroute hebdomadaire depuis le mois de mars.

Si la course à la présidence entre le président sortant Donald Trump et son adversaire Joe Biden n’a pas manqué de faire les gros titres, sur la scène financière, les marchés ont accusé d’importants replis tout au long de la semaine depuis lundi. La principale cause d’inquiétude pour les investisseurs a été l’annonce d’un nombre record de nouveaux cas de coronavirus aux États-Unis et en France, et des implications pour leurs économies respectives. Le même jour, l’Espagne, la Russie et l’Italie ont toutes signalé des pics alarmants de nouveaux cas. Ces nouvelles, conjuguées à l’absence de progrès dans les négociations en vue d’un nouveau plan de relance financière aux États-Unis, ont précipité une baisse généralisée des indices de référence nord-américains. Le Dow Jones Industrial Average, qui a perdu plus de 900 points en milieu de journée, a été le plus durement touché, avec un recul de 2,29 %.

La tendance s’est poursuivie mercredi, lorsque la France et l’Allemagne – les deux plus grandes économies de l’Union européenne – ont imposé de nouveaux confinements partiels d’un mois pour tenter de contenir la propagation du virus. Le Dow Jones Industrial Average, le S&P 500 et le Nasdaq ont tous reculé de 3 %, soit la plus grande perte pour les actions américaines en quatre mois. Au Canada, l’indice TSX a également fléchi, tiré vers le bas par les actions du secteur de l’énergie alors que le prix du pétrole chutait de 5,6 %. Dans l’ensemble, il s’agit de la plus forte perte quotidienne en pourcentage pour le pétrole depuis le 8 septembre. Outre l’augmentation des stocks de brut, on continue de craindre que la demande se tarisse en cas d’aggravation de la pandémie.

Le produit intérieur brut (PIB) américain et les résultats des entreprises ont fait naître une lueur d’espoir

Les marchés se sont ressaisis jeudi, les résultats du PIB des États-Unis pour le troisième trimestre ayant suscité un regain d’optimisme chez les investisseurs : selon le ministère du Commerce américain, le PIB a progressé de 33,1 % à un taux annualisé et corrigé des variations saisonnières. Avec la réouverture des entreprises, les dépenses de consommation ont fait un bond de 40,7 %. Cette croissance globale était grandement nécessaire, surtout après la contraction de 31,4 % de l’économie au deuxième trimestre. D’une année à l’autre, le PIB américain a augmenté de 7,4 %.

Jeudi, les résultats de Facebook, d’Apple, d’Amazon et de la société mère de Google, Alphabet Inc., sont venus soutenir les données économiques. Ces quatre géants de la technologie ont dépassé les attentes des analystes et enregistré des revenus trimestriels records. Toutefois, cet élan n’était pas pour durer, avec le retour de la volatilité des marchés vendredi.

La Banque du Canada a maintenu son taux de référence

Mercredi, la banque centrale du Canada a annoncé son intention de maintenir son taux de financement à un jour à 0,25 % – ce qu’elle entend faire pendant encore plusieurs années pour soutenir la reprise économique. La banque a déclaré qu’elle souhaitait voir le taux d’inflation atteindre 2 % (ce qui, selon elle, est peu probable avant 2023), avant d’envisager d’agir autrement. Dans son rapport, la banque a également déclaré qu’elle s’attend à une contraction de l’économie de 5,7 % cette année, suivie d’une croissance de 4,2 % et 3,7 % dans les deux prochaines années, respectivement. La banque a confirmé son engagement continu à acheter des obligations d’État pour aider à compenser les coûts d’emprunt à long terme.

Dans son allocution aux journalistes, le gouverneur de la Banque du Canada, Tiff Macklem, a résumé la situation comme suit : « Ce qu’il faut retenir aujourd’hui, c’est que l’économie va prendre pas mal de temps à se remettre complètement de la pandémie de COVID-19. La Banque du Canada va continuer d’apporter une détente monétaire pour soutenir l’économie pendant la reprise ».

Dans des informations économiques connexes, Statistique Canada a indiqué vendredi que le PIB canadien avait augmenté de 1,2 % en août, pour un quatrième mois consécutif de croissance.


Marché boursier et obligataire*
INDICE CLÔTURE SEMAINE CUMUL ANNUEL
Indice composé S&P/TSX 15 580,64 -4,44 % -8,69 %
Dow Jones Industrial Average 26 501,60 -6,47 % -7,14 %
Indice S&P 500 3 269,96 -5,64 % 1,21 %
Indice composé NASDAQ 10 911,59 -5,51 % 21,61 %
Rendement des obligations du GdC de 10 ans 0,66 % 0,02 % -1,04 %
Rendement des bons du Trésor américain de 10 ans 0,88 % 0,03 % -1,04 %
Cours du baril de pétrole brut WTI ($ US/baril) 35,72 $ -10,36 % -41,63 %
Dollar canadien 0,7509 $ US -1,33 % -2,47 %
Taux préférentiel de la Banque du Canada : 2,45 %

* Résultats hebdomadaires terminés le 30 octobre 2020. Sources : www.bloomberg.com, www.banqueducanada.ca et www.treasury.gov.


Ce qui nous attend

Élection présidentielle américaine : L’élection présidentielle américaine aura lieu le mardi 3 novembre, avec pour enjeu l’orientation économique mondiale. Lorsqu’un résultat officiel sera connu, l’issue de l’élection touchera les pays du monde entier. Pour en savoir plus sur ce que ce résultat peut signifier pour les Canadiens et leurs placements* – ainsi que pour d’autres ressources, commentaires et nouvelles – visitez notre page Regard sur les marchés.

Dates importantes

  • 11 novembre : Jour du Souvenir (fermeture du marché obligataire canadien)
  • 26 novembre : Congé de l’Action de grâce aux États-Unis (fermeture des marchés américains)

À retenir

Sur le long terme, le marché progresse à la hausse. Il est facile de perdre cette réalité de vue lorsque les marchés piquent du nez. Cependant, ce n’est pas la première fois que nous traversons une période d’incertitude, et l’histoire montre régulièrement que les marchés finissent par se redresser. Se doter d’un plan de placement orienté vers ses propres buts et objectifs – et s’y tenir – constitue la meilleure défense contre les inévitables baisses du marché.


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