Du 1er au 5 mars 2021

Dernières nouvelles

Les appréhensions des investisseurs menacent de ralentir le départ enflammé de mars

Une semaine après que les craintes d’inflation et la hausse des rendements obligataires eurent secoué les marchés boursiers, le mois de mars semblait démarrer sur les chapeaux de roue. L’incertitude est revenue en milieu de semaine, mais une reprise frénétique vendredi a finalement ramené les marchés en territoire positif. Des indicateurs économiques divergents, des déclins dans le secteur des technologies et des commentaires moroses de la Réserve fédérale américaine (Fed) ont fait en sorte que la semaine a évolué sans direction claire.

Avant l’ouverture de la séance lundi, les contrats à terme des principaux indices boursiers nord-américains amorçaient un départ énergique, stimulé par l’annonce faite le samedi 27 février de l’adoption par la Chambre des représentants des États-Unis du très attendu plan de relance économique de 1,9 milliard de dollars américains. Le projet de loi devrait être signé par le président Biden cette semaine, après avoir reçu l’approbation du Sénat le 6 mars dernier.

La confiance des investisseurs a continué de progresser au cours de la journée après que Johnson & Johnson eut annoncé l’approbation de son vaccin à dose unique par la FDA (Food and Drug Administration). Les marchés ont également réagi positivement aux indicateurs économiques qui signalaient une croissance de l’activité manufacturière américaine, atteignant un sommet de trois ans. Le Dow Jones Industrial Average et le Nasdaq ont clôturé la séance avec leurs plus importants gains des quatre derniers mois, et le S&P 500 a connu son plus grand rebond depuis le 5 juin; au Canada, le TSX a entamé une reprise de deux jours propulsée par les secteurs de l’énergie et des matériaux.

Les indicateurs économiques et les commentaires de la Fed entravent la lancée

Le TSX était le seul indice nord-américain important à terminer la journée en territoire positif mardi, journée relativement calme pour les marchés. La confiance s’est altérée au cours des jours suivants avec des données économiques à la fois positives et négatives, affectant ainsi les marchés. Il y a eu tout d’abord une vente massive des sociétés technologiques (les investisseurs ayant fait la rotation de leurs actifs entre les secteurs dans la foulée des données positives, publiées plus tôt au cours de la semaine, qui pointaient vers une reprise économique) et la publication des données sur l’emploi qui ont évoqué des perspectives incertaines. Un rapport publié mercredi soulevait que le rythme des créations d’emplois dans le secteur privé aux États-Unis a été moins soutenu que prévu en février. Ensuite, jeudi, les États-Unis enregistraient une légère hausse des demandes d’allocation chômage au cours de la semaine, mais l’agence Reuters a annoncé que les pertes d’emplois avaient chuté de 57 % en février; puis le président de la Fed, Jerome Powell, a déclaré au Wall Street Journal qu’il y avait de bonnes raisons de penser que la création d’emplois allait progresser au cours des prochains mois. Finalement, vendredi, le département du Travail des États-Unis a annoncé que la masse salariale non agricole a fait un bond de 379 000 emplois en février, après une augmentation révisée de 166 000 emplois en janvier. Cette annonce positive a suffi pour donner un élan au Dow Jones, au S&P 500 et au Nasdaq, qui reculaient depuis les trois derniers jours. De même, le TSX a progressé de 1,41 % dans le sillage de la reprise de vendredi.

En réponse à l’envolée des rendements obligataires propulsée par la crainte d’une croissance économique rapide qui pourrait alimenter une augmentation des prix des biens de consommation, M. Powell s’attend à ce que la Fed reste patiente et maintienne sa politique monétaire tant que l’économie ne se sera pas remise des répercussions de la pandémie, ajoutant que cela prendrait du temps. Ces commentaires n’ont pas réussi à apaiser les inquiétudes des investisseurs : la séance de jeudi s’étant terminée en recul.

2020, la pire année pour l’économie canadienne

La pandémie ayant forcé la fermeture d’importants pans de l’économie nationale, c’est sans surprise que Statistique Canada a officiellement annoncé la semaine dernière que 2020 a été la pire année pour l’économie canadienne. Le produit intérieur brut (la valeur totale des biens et services produits) s’est contracté de 5,4 %, son pire recul depuis le début de la collecte des données en 1961. Au quatrième trimestre, l’économie a progressé à un taux annualisé de 9,6 %, en baisse par rapport au taux annualisé de 40,6 % enregistré au troisième trimestre, mais tout de même plus élevé que l’estimation de 7,5 % prévue par les analystes. Après la publication de ce rapport, la ministre des Finances, Chrystia Freeland, a indiqué aux journalistes qu’elle est déterminée à dépenser ce qu’il faut pour soutenir le Canada dans sa reprise. « Notre gouvernement continuera de faire tout ce qu’il faut, aussi longtemps qu’il le faudra, pour aider les Canadiens à traverser cette période pénible, empêcher les cicatrices économiques, et investir d’une manière qui nous permettra de revenir en force après la COVID-19. »


Marché boursier et obligataire*
INDICE CLÔTURE SEMAINE CUMUL ANNUEL
Indice composé S&P/TSX 18 380,96 1,78 % 5,44 %
Dow Jones Industrial Average 31 496,30 1,82 % 2,91 %
Indice S&P 500 3 841,94 0,81 % 2,29 %
Indice composé NASDAQ 12 920,15 -2,06 % 0,25 %
Rendement des obligations du GdC de 10 ans 1,50 % 0,15 % 0,83 %
Rendement des bons du Trésor américain de 10 ans 1,56 % 0,12 % 0,63 %
Cours du baril de pétrole brut WTI ($ US/baril) 66,28 7,77 % 36,60 %
Dollar canadien 0,7894 $ US  0,14 % 0,51 %
Taux préférentiel de la Banque du Canada : 2,45 %

* Résultats hebdomadaires terminés le 5 mars 2021. Sources : www.bloomberg.com, www.banqueducanada.ca et www.treasury.gov.


Ce qui nous attend

Annonce du taux directeur de la Banque du Canada : Dans sa dernière décision du 20 janvier, la banque centrale du Canada a laissé son taux du financement à un jour au plancher record de 0,25 %. La Banque devrait maintenir ce taux et réaffirmer son engagement pour son programme d’assouplissement quantitatif au rythme actuel d’au moins quatre milliards de dollars par semaine.

Dates importantes

  • 16 et 17 mars : Réunion et déclaration du Comité de politique monétaire de la Réserve fédérale
  • 2 avril : Clôture des marchés boursiers nord-américains pour le jour férié du Vendredi saint
  • 30 avril : Date limite de dépôt des déclarations de revenus de 2020

À retenir

Sur le long terme, le marché progresse à la hausse. Il est facile de perdre de vue nos objectifs lorsque les marchés plongent, mais ce n’est pas la première fois que nous traversons une période d’incertitude, et l’histoire montre régulièrement que les marchés finissent par se redresser. Se doter d’un plan de placement orienté vers ses propres buts et objectifs – et s’y tenir – constitue la meilleure défense contre les inévitables baisses du marché.


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