Le 21 décembre 2020

Rétrospective de l’année 2020

Une année sans précédent

Comment mettre une année comme 2020 en perspective? Pour les marchés financiers, commençons par les événements qui ont précédé la pandémie.

Au cours des deux premières semaines de janvier, le général Qasem Soleimani, le plus haut gradé d’Iran, a été tué lors d’un raid aérien de l’armée américaine. Les investisseurs se sont alors tournés vers des valeurs refuges (comme l’or) pour faire face à la volatilité. À partir de ce moment, les tensions se sont exacerbées lorsque l’Iran a riposté par une attaque de missiles sur des bases abritant des troupes américaines en Irak. Finalement, les esprits se sont calmés, mais le conflit a lancé un signal de mauvais augure pour le début de l’année.

Les États-Unis et la Chine ont signé la première phase d’un vaste accord commercial le 15 janvier, la même semaine où le Sénat américain approuvait l’AEUMC, l’accord de libre-échange entre les États-Unis, le Mexique et le Canada. Ces événements marquaient d’importantes victoires politiques pour le président Trump dans la période précédant son procès pour destitution (il a finalement été acquitté par le Sénat américain en février) et une énorme aubaine pour les marchés, qui ont décollé à un rythme effréné.

COVID-19 : l’effondrement et la reprise

Les économies du monde entier se sont arrêtées net au début du mois de mars. Et la route vers la reprise en a surpris plus d’un.

La journée du 19 février, les quatre principaux marchés boursiers nord-américains ont enregistré ou frôlé des sommets sans précédent. Rien qu’au cours des six jours de négociation boursière qui ont suivi, les marchés boursiers mondiaux ont perdu plus de 3 billions de dollars en valeur. Les indices Dow Jones Industrial Average et S&P 500 ont tous deux chuté de plus de 12 % par rapport à leurs sommets historiques, tandis qu’au Canada l’indice S&P/TSX accusait une perte de plus de 6 %. Le rendement des bons du Trésor américain à 10 ans a également atteint un creux historique alors que les investisseurs recherchaient la sécurité des obligations d’État.

Une extraordinaire volatilité des marchés a perduré jusqu’à la fin mars, le volume des opérations atteignant des niveaux inégalés depuis que les données ont commencé à être compilées il y a 35 ans. Des chutes intrajournalières des marchés boursiers supérieures à 7 % (du 12 au 16 mars) ont déclenché à différentes reprises l’activation des mécanismes d’interruption des échanges pendant 15 minutes, à l’échelle des principales bourses nord-américaines, prévus pour accorder des sursis afin de diminuer les pressions de vente.

La guerre des prix entre les principaux producteurs en Arabie Saoudite et en Russie, conjuguée aux mesures de confinement et d’interdiction de voyager dans le monde entier, a décimé la demande de pétrole pour le trimestre. Dans la seule journée du 18 mars, le cours du pétrole a chuté de 24 % pour atteindre des niveaux jamais vus depuis 2002.

Les marchés ont ensuite continué de remonter la pente. En décembre, les indices boursiers américains ont atteint de nouveaux sommets, et l’indice TSX canadien a frôlé son record personnel. Bien qu’il ait mis plus de temps à se redresser que ses homologues américains, le TSX a fait un bond de 10 % en novembre puis continué d’augmenter de 2 % depuis le début du mois. Après avoir atteint un creux en mars, le TSX a regagné près de 1 000 milliards de dollars en valeur marchande, selon Bloomberg.

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Une élection mémorable

Outre l’incertitude causée par la COVID-19, les investisseurs ont également dû composer avec une élection présidentielle américaine extrêmement controversée.

La dernière semaine d’activité boursière avant l’élection du 4 novembre s’est accompagnée d’une recrudescence des cas de coronavirus et d’un blocage des négociations entourant le plan de relance financière. Cela a précipité le pire recul hebdomadaire depuis le mois de mars, les quatre principaux indices nord-américains ayant perdu entre 4 et 7 %.

La semaine suivante, les marchés boursiers nord-américains ont rebondi et connu la plus forte reprise depuis avril. Les investisseurs avaient anticipé une victoire de Joe Biden et une scission du Congrès entre une Chambre des représentants contrôlée par les démocrates et un Sénat républicain, une question qui restera au premier plan jusqu’au deuxième tour des élections en Géorgie pour deux sièges au Sénat le 5 janvier. Les résultats détermineront également quel parti politique détiendra la majorité au Sénat.

Marché boursier et obligataire*
INDICE CLÔTURE SEMAINE CUMUL ANNUEL
Indice composé S&P/TSX 17 543,63 -0,03 % 2,81 %
Dow Jones Industrial Average 30 179,05 0,44 % 5,75 %
Indice S&P 500 3 709,41 1,25 % 14,81 %
Indice composé NASDAQ 12 755,64 3,05 % 42,16 %
Rendement des obligations du GdC de 10 ans 0,74 % 0,03 % -0,96 %
Rendement des bons du Trésor américain de 10 ans 0,95 % 0,05 % -0,97 %
Cours du baril de pétrole brut WTI ($ US/baril) 49,10 $ 5,43 % -19,59 %
Dollar canadien 0,7828 $ US -0,04 % 1,68 %
Taux préférentiel de la Banque du Canada : 2,45 %

* Résultats hebdomadaires terminés le 18 décembre 2020. Sources : www.bloomberg.com, www.banqueducanada.ca et www.treasury.gov.

À venir en 2021

Duncan Mathieson, premier vice-président, Actions canadiennes chez Addenda Capital prévoit un début d’année mitigé. « Sur une note négative, la deuxième vague de COVID-19 bat son plein, et les économies locales et mondiales sont encore en difficulté, a-t-il déclaré. Sur une note positive, la plupart des incertitudes entourant l’élection américaine sont maintenant derrière nous et son résultat a exaucé le souhait du marché. La situation progresse à mesure que le vaccin contre la COVID-19 devient plus largement disponible. Et il existe un potentiel de relance budgétaire supplémentaire, en particulier aux États-Unis, mais également ici au Canada et ailleurs dans le monde. »

Perspectives des gestionnaires de fonds

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À retenir

Tirez des leçons du passé, mais restez concentré sur votre avenir. Partout dans le monde, un soupir de soulagement collectif retentira lorsque sonneront les douze coups de minuit le 1er janvier 2021 qui mettront fin à cette année sans précédent. Tous les investisseurs accueilleront favorablement les perspectives d’un nouveau départ. Cependant, à court terme, la volatilité et l’incertitude pourraient continuer de croître sur les marchés financiers, alors que le monde reste confronté à une augmentation des infections à la COVID-19, au lancement du vaccin et à la transition du pouvoir au président élu Joe Biden. L’avenir est prometteur, mais nous ne pouvons pas oublier les leçons apprises cette année. Gardez le cap sur vos objectifs à long terme et sur les raisons qui vous ont motivé à investir en premier lieu.


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