Récapitulatif des marchés : semaine terminée le 9 octobre 2026
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| Indice | Clôture | Semaine | Cumul annuel |
|---|---|---|---|
| Indice composé S&P/TSX | 35 664,62 | 0,46 % | 12,47 % |
| Dow Jones Industrial Average | 51 654,95 | 0,93 % | 7,47 % |
| Indice S&P 500 | 7 811,54 | 1,15 % | 14,11 % |
| Indice composé Nasdaq | 27 366,17 | 0,64 % | 17,74 % |
| Rendement des obligations du GdC de 10 ans | 3,86 % | -0,07 % | 0,44 % |
| Rendement des bons du Trésor américain de 10 ans | 5,24 % | -0,04 % | 1,06 % |
| Dollar canadien | 0,7007 $ US | -0,19 % | -3,96 % |
Taux préférentiel 4,45 % |
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Résultats hebdomadaires au 9 octobre 2026.
Sources : Morningstar Direct, Banque du Canada et Département du Trésor américain.
Les marchés ont oscillé entre records et replis
Les principaux indices boursiers nord-américains ont démarré la semaine sur une note positive, soutenus par une reprise précoce des actions technologiques ainsi que par un certain apaisement des tensions liées à la hausse des taux des bons du Trésor états-uniens. Lundi, l’indice TSX canadien a grappillé 0,04 %, avant de gagner 0,37 % mardi pour atteindre son plus haut niveau à la clôture des marchés en près de deux semaines. Aux États-Unis, le Dow Jones a progressé de 0,18 % lundi, tandis que le S&P 500 et le Nasdaq ont gagné 0,66 % et 1,05 %, respectivement, pour atteindre un nouveau record à la cloche de clôture. Le S&P 500 et le Nasdaq ont tous deux atteint des sommets mardi, tandis que le Dow Jones a encore progressé de 0,49 %.
Cet optimisme s’est éteint en milieu de semaine avec la hausse des taux des obligations d’État et le regain des préoccupations entourant l’inflation et les taux d’intérêt. Le TSX a reculé de 1,70 % mercredi, soit sa plus forte baisse intrajournalière depuis plus de trois mois. Aux États-Unis, le Dow Jones a perdu 0,7 %, tandis que le S&P 500 et le Nasdaq ont tous deux reculé de 0,22 %. La hausse des coûts d’emprunt a pesé sur les actions des secteurs financier et technologique.
Les actions canadiennes ont regagné un peu de terrain jeudi. Le TSX a progressé de 0,30 %, les actions des secteurs de l’énergie et des matériaux ayant profité d’une forte hausse des prix du pétrole et d’un rebond de l’or. Cependant, à Wall Street, le S&P 500 a perdu 0,47 % et le Nasdaq a chuté de 1,25 %, tandis que le Dow Jones a augmenté de 0,10 %. Ces rendements contrastés ont mis en évidence l’influence divergente de la hausse des prix du pétrole sur le marché canadien, fortement axé sur les ressources naturelles, et sur les indices américains, tirés par le secteur technologique. Les investisseurs et investisseuses ont également continué de suivre de près l’évolution de la situation au Moyen-Orient, qui demeure une source importante d’incertitude sur les marchés.
Les marchés ont terminé la semaine en hausse vendredi, alors que les prix du pétrole se sont stabilisés et que les rendements des bons du Trésor sont restés en deçà des sommets atteints plus tôt dans la semaine. Le TSX a progressé de 1,48 %, soit sa plus forte hausse quotidienne en cinq semaines. Le Dow Jones, le S&P 500 et le Nasdaq ont gagné respectivement de 0,83 %, 0,59 % et 0,64 %. Malgré plusieurs fortes fluctuations au cours de la semaine, l’indice TSX a terminé en hausse de 0,46 %. Le Dow Jones a gagné 0,93 % pour la semaine, tandis que le S&P 500 et le Nasdaq ont progressé respectivement de 1,15 % et de 0,64 % sur la semaine.
La hausse des rendements obligataires a mis à l’épreuve la reprise tirée par le secteur technologique
En début de semaine, l’enthousiasme des investisseurs et investisseuses pour l’IA a contribué à propulser les principaux indices de référence états-uniens vers de nouveaux sommets. Les sociétés de semi-conducteurs Marvell Technology et AMD ont enregistré parmi les plus fortes hausses mardi, après avoir toutes deux présenté des perspectives encourageantes soutenues par la demande en infrastructures liées à l’IA. Cette évolution a renforcé l’idée selon laquelle les dépenses en technologie demeurent un moteur important de la croissance des entreprises.
En parallèle, les rendements des obligations d’État sont restés proches de leurs sommets depuis plus de deux décennies. Le rendement des obligations de référence du Trésor états-unien à 10 ans a grimpé mercredi à environ 5,36 %, son plus haut niveau depuis 2002. La hausse des taux de rendement peut accroître les coûts d’emprunt pour les ménages et les entreprises, tout en augmentant l’attrait des placements à revenu fixe par rapport aux actions. Les actions des secteurs technologique et financier ont ensuite subi des pressions alors que les investisseurs et investisseuses s’interrogeaient sur les répercussions de la hausse des coûts d’emprunt.
Les échanges boursiers de cette semaine ont également mis en évidence à quel point la vigueur récente du marché était tributaire d’un groupe relativement restreint de grandes entreprises technologiques. Nvidia, Apple et Microsoft représentaient ensemble environ un cinquième de l’indice S&P 500, ce qui signifie que leur rendement a une influence considérable sur cet indice. Les investisseurs et investisseuses ont ainsi eu l’occasion de rappeler que les niveaux records des indices ne donnent pas nécessairement un reflet de la vigueur de l’ensemble du marché.
Les signaux de la Fed et les données économiques ont maintenu l’attention sur les taux d’intérêt
Mercredi, le compte rendu de la réunion de septembre de la Réserve fédérale de États-Unis a révélé que les responsables envisagent toujours la possibilité d’une nouvelle hausse des taux d’intérêt avant la fin de l’année. Même si les investisseurs et investisseuses ne s’attendent pas à une intervention dans l’immédiat, le compte rendu a renforcé l’idée selon laquelle l’inflation demeure une source de préoccupation et que les responsables politiques hésitent à crier victoire trop tôt face à la hausse des prix.
Si le compte rendu de la Fed a permis de mieux cerner la réflexion des responsables, les données économiques publiées plus tôt dans la semaine ont également offert un aperçu des perspectives de taux d’intérêt. Lundi, l’indice des achats dans le secteur des services de l’Institute for Supply Management s’est établi à 54,9 en septembre, faisant état d’une progression continue de l’activité des entreprises, malgré un ralentissement par rapport au mois précédent. Ce résultat a contribué à expliquer pourquoi les attentes à l’égard des taux d’intérêt demeurent inébranlées malgré des signes de ralentissement de la croissance dans d’autres secteurs de l’économie.
Au pays, un rapport de Statistique Canada publié vendredi a révélé que l’économie avait perdu 68 300 emplois en septembre, un résultat bien pire que les prévisions des économistes. Le taux de chômage a légèrement augmenté, de 6,4 % en août à 6,5 %, pour un deuxième mois consécutif de pertes d’emplois. Ce rapport décevant vient s’ajouter aux signes indiquant que le marché du travail canadien perd de son élan à l’approche de la prochaine décision de la Banque du Canada en matière de taux d’intérêt, prévue plus tard dans le courant du mois. Même si ces données allègent les pressions qui pèsent sur la banque centrale pour qu’elle relève ses taux à court terme, les responsables doivent également composer avec des préoccupations persistantes liées à l’inflation et une conjoncture mondiale caractérisée par des coûts d’emprunt élevés.
Utilisez l’actualité pour vous informer, et non pour prendre vos décisions.
La semaine dernière a mis en évidence l’importance de regarder au-delà des manchettes. Si les records atteints par certains indices boursiers semblaient pointer vers une confiance des investisseurs et investisseuses, la hausse des rendements obligataires et l’inégalité des performances entre les différents secteurs du marché témoignaient d’une situation plus nuancée. Les marchés évoluent rarement en ligne droite, et les fluctuations quotidiennes peuvent parfois générer plus de bruit que de clarté. Même s’il est important de rester à la hauteur de l’actualité, il est préférable de prendre ses décisions de placement en tenant compte de ses objectifs à long terme.
Données sur l’emploi au Canada (9 octobre) :
Vendredi, les investisseurs et investisseuses porteront leur attention sur le rapport sur l’emploi au Canada du mois de septembre. Les données de Statistique Canada du mois d’août ont révélé que l’économie avait perdu 42 000 emplois, tandis que le taux de chômage est resté inchangé à 6,4 %. Les derniers chiffres permettront de mieux cerner le rythme de la croissance économique et contribueront à définir les attentes quant à la prochaine décision de la Banque du Canada en matière de taux d’intérêt.
Autres dates importantes
- 28 octobre : Annonces des taux d’intérêt de la Banque du Canada et de la Réserve fédérale américaine
- 26 novembre : Fermeture des marchés américains pour l’Action de grâce