Récapitulatif des marchés : semaine terminée le 16 octobre 2026
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| Indice | Clôture | Semaine | Cumul annuel |
|---|---|---|---|
| Indice composé S&P/TSX | 36176,55 | 1,44 % | 14,08 % |
| Dow Jones Industrial Average | 52002,41 | 0,67 % | 8,20 % |
| Indice S&P 500 | 7659,44 | -1,95 % | 11,89 % |
| Indice composé Nasdaq | 26 140,03 | -4,48 % | 12,47 % |
| Rendement des obligations du GdC de 10 ans | 3,84 % | -0,02 % | 0,42 % |
| Rendement des bons du Trésor américain de 10 ans | 5,09 % | -0,15 % | 0,91 % |
| Dollar canadien | 0,7065 $ US | 0,83 % | -3,17 % |
Taux préférentiel 4,45 % |
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Résultats hebdomadaires au 16 octobre 2026.
Sources : Morningstar Direct, Banque du Canada et Département du Trésor américain.
Les marchés ont réagi à l’intensification des inquiétudes entourant l’inflation
Les marchés états-uniens ont entamé la semaine sur une note mitigée, alors que les investisseurs et investisseuses attendaient la publication des résultats des grandes banques et des données clés sur l’inflation. Le S&P 500 et le Nasdaq ont reculé respectivement de 0,1 %, tandis que le Dow Jones a gagné 0,4 %.
Après être resté fermé lundi à l’occasion de la fête de l’Action de grâce, le TSX a entamé mardi sa semaine boursière écourtée sur une note positive, en hausse de 0,9 %. Le secteur des télécommunications, en progression de 3 %, a mené la hausse. Les géants du secteur, BCE, Telus et Rogers Communications, ont enregistré des hausses respectives de 3,25 %, de 2,9 % et de 3,1 %. Les actions des secteurs de l’énergie et de la finance ont également progressé. Aux États-Unis, les marchés ont légèrement régressé alors que les investisseurs et investisseuses évaluaient les résultats mitigés de la première vague de résultats trimestriels des banques. Le S&P 500 a reculé de 0,02 %, le NASDAQ a perdu 0,2 % tandis que le Dow Jones a chuté de 0,4 %.
Le ton a radicalement changé mercredi après la publication des données sur l’inflation aux États-Unis, qui ont révélé une hausse des pressions sur les prix en septembre et suscité des inquiétudes quant aux perspectives de taux d’intérêt. L’indice S&P 500 a reculé de 1,1 %, sa plus forte baisse en une journée depuis le mois de juillet. Le Nasdaq a perdu 1,9 %, les actions des secteurs technologiques et de l’IA, particulièrement sensibles aux variations des taux d’intérêt, ayant précipité la baisse. Le Dow Jones a légèrement fléchi de 0,1 %. Au Canada, l’indice TSX a glissé de 1,1 %, plombé par une baisse de 2,3 % des actions du secteur technologique et un recul de 4,2 % du secteur des matériaux, qui pèse lourdement dans l’indice.
Les marchés ont rebondi jeudi, même si les inquiétudes entourant les entreprises du secteur de l’IA ont continué de peser sur les actions technologiques. La hausse des actions des secteurs de la santé et de la consommation a aidé l’indice S&P 500 à se remettre de ses pertes initiales, pour terminer en hausse de 0,3 %. Le Dow Jones a remonté de 1,1 %, et le Nasdaq de 0,08 %. Au Canada, le TSX a progressé de 1,55 % grâce au rebond du secteur des matériaux, soutenu par une hausse d’environ 2 % des prix de l’or. Les actions du secteur technologique, en hausse de 2,2 %, se sont également redressées.
Les marchés américains ont de nouveau reculé vendredi, la flambée des prix du pétrole et une nouvelle vague de ventes massives de titres technologiques ayant miné le moral des investisseurs et des investisseuses. Le Dow Jones et le S&P 500 ont respectivement perdu 0,3 % et 1,1 %, tandis que le Nasdaq a chuté de 2,15 %, soit son pire recul intrajournalier depuis juillet 2023. Au Canada, la vigueur des actions du secteur de l’énergie a permis à l’indice TSX de progresser légèrement de 0,1 %. Au cours de la semaine, le S&P 500 a reculé de près de 2 %, tandis que le Nasdaq a chuté de 4,5 %, soit leur plus forte baisse hebdomadaire depuis juin.
Les grandes banques affichent des résultats mitigés
La saison de publication des résultats des entreprises états-uniennes s’est accélérée la semaine dernière, au cours de laquelle plusieurs des plus grands prêteurs du pays ont publié leurs résultats. Mardi, Citigroup a dépassé les prévisions de bénéfices, soutenus par la hausse des résultats de ses activités de gestion de patrimoine et une augmentation de 9 % des revenus de la banque d’investissement en glissement annuel, qui ont atteint 1,35 milliard de dollars américains. Goldman Sachs a dépassé les prévisions de bénéfices, grâce notamment à une hausse de 72 % de ses revenus tirés de ses activités de courtage d’actions, qui se sont établies à 6,44 milliards de dollars américains. Wells Fargo a annoncé un bénéfice supérieur aux prévisions, malgré un revenu net d’intérêts inférieur aux prévisions en raison de la hausse des coûts liés aux dépôts et de la baisse des taux d’intérêt sur certains prêts.
Des contrastes similaires se sont manifestés mercredi. JPMorgan Chase n’a pas atteint ses prévisions de bénéfices trimestriels pour la première fois depuis près de trois ans, même si les revenus de sa division des marchés ont augmenté de 15 % par rapport à l’année dernière et que ceux tirés de ses activités de négociation d’actions ont bondi de 49 %. Morgan Stanley a affiché un bénéfice supérieur aux prévisions, avec une hausse de près de 41 % des revenus tirés des opérations sur actions, pour atteindre 5,8 milliards de dollars américains. Toutefois, les revenus tirés des opérations sur titres à revenu fixe ont reculé de 7,3 %. Bank of America a déclaré un bénéfice net de 6,93 milliards de dollars américains, cependant une amende réglementaire de 1,2 milliard de dollars américains a eu une incidence négative sur ses résultats. La volatilité des marchés a incité de nombreux investisseurs et investisseuses à rééquilibrer leurs portefeuilles au cours du trimestre, ce qui a stimulé l’activité boursière et les revenus tirés des opérations sur actions dans plusieurs grandes banques.
Les pressions inflationnistes s’accentuent aux États-Unis
Mercredi, le Bureau of Labor Statistics des États-Unis a annoncé que le taux d’inflation annuel du pays avait augmenté à 3,7 % en septembre, contre 3,4 % en août. Ce résultat a soulevé des questions quant aux perspectives de taux d’intérêt. L’augmentation des prix de l’essence a contribué à cette augmentation. En hausse de 9,1 %, ils représentent plus de la moitié de la hausse des prix à la consommation au cours du mois. Dans l’ensemble, l’indice des prix à la consommation (IPC) a augmenté de 0,6 % en septembre, contre 0,4 % en août. Compte non tenu des produits alimentaires et de l’énergie, l’inflation de base annuelle est passée de 2,4 % à 2,6 %, les prix ayant augmenté de 0,3 % sur une base mensuelle.
Les données sur les prix à la production publiées jeudi ont renforcé ces inquiétudes. L’indice des prix à la production (IPP) a bondi de 1,3 % en septembre, soit sa plus forte hausse mensuelle depuis mars 2022. Ce chiffre dépasse largement les prévisions, qui tablaient sur une hausse de 0,5 %. L’indice a affiché une hausse de 6,3 % sur une base annuelle, contre 5,6 % en août. Les coûts de l’énergie ont eu d’importantes répercussions, avec une hausse de 10,8 % des prix de l’énergie à la production. Les hausses ne se sont pas limitées au secteur de l’énergie. Les prix des services étaient quant à eux en hausse de 0,8 %, après avoir augmenté de 0,2 % en août.
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Données sur l’inflation au Canada (19 octobre) :
Le taux d’inflation annuel du Canada est resté stable à 3,0 % en août, la hausse des prix de l’essence ayant joué un rôle déterminant. Compte non tenu des prix de l’essence, l’inflation a augmenté de 2,4 % en glissement annuel, contre 2,2 % en juillet. Les investisseurs et investisseuses suivront de près le rapport de septembre afin de déceler des signes indiquant une propagation des pressions sur les prix et d’évaluer ce que ces derniers chiffres pourraient signifier pour les perspectives de taux d’intérêt de la Banque du Canada.
Autres dates importantes
- 28 octobre : Annonces des taux d’intérêt de la Banque du Canada et de la Réserve fédérale américaine
- 26 novembre : Fermeture des marchés américains pour l’Action de grâce