Rapport trimestriel : T1 2026
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| Indice | Clôture | T1 | |
|---|---|---|---|
| Indice composé S&P/TSX | 32 768,04 | 3,33 % | |
| Dow Jones Industrial Average | 46 341,51 | -3,58 % | |
| Indice S&P 500 | 6 528,52 | -4,63 % | |
| Indice composé Nasdaq | 21 590,63 | -7,11 % | |
| Rendement des obligations canadiennes de 10 ans | 3,46 % | 0,04 % | |
| Rendement des bons du Trésor américain de 10 ans | 4,30 % | 0,12 % | |
| Dollar canadien | 0,72 $ US | -1,67 % | |
Taux préférentiel de la Banque du Canada4,45 % |
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Résultats au 31 mars 2026. Sources : Morningstar Direct, Banque du Canada et Département du Trésor américain.
Un début d’année vigoureux qui a rapidement changé de trajectoire
Les marchés boursiers ont commencé 2026 en force, les principaux indices de référence nord‑américains évoluant près de leurs sommets historiques au début de janvier. L’optimisme lié à la résilience économique et aux attentes de baisses de taux a prolongé l’élan de la fin de 2025, permettant au TSX, au S&P 500 et au Dow d’enchaîner plusieurs records au cours des premières semaines de l’année.
Cependant, cette dynamique s’est essoufflée au fil du trimestre. Les tensions persistantes au Moyen‑Orient ont culminé le 28 février avec une attaque militaire conjointe des États‑Unis et d’Israël contre l’Iran. Cette attaque, qui a entraîné la mort du guide suprême iranien, a déclenché une forte volatilité des marchés, une envolée des prix du pétrole et un regain d’inquiétudes inflationnistes. En mars, l’incertitude est devenue un élément dominant, plusieurs épisodes d’aversion au risque entraînant des replis prolongés. Le TSX a perdu 4,6 % en mars, malgré un sommet historique atteint le 2 mars. Le NASDAQ a perdu 4,8 %, le S&P 500 a cédé 5,1 % et le Dow Jones a lâché 5,4 %. Au cours de la dernière semaine complète de négociation en mars, le NASDAQ et le Dow sont entrés en zone de correction, en baisse de plus de 10 % par rapport à leurs récents sommets.
Les inquiétudes entourant une possible bulle liée à l’IA, combinées à la faiblesse généralisée du secteur technologique, ont également contribué à la vague baissière du premier trimestre. Les titres des « sept magnifiques » (Alphabet, Amazon, Apple, Meta, Microsoft, Nvidia et Tesla) ont perdu plus de 850 milliards $ US en valeur marchande cumulée. Microsoft a enregistré la pire performance, ses actions ayant chuté de plus de 23 %.
Le conflit au Moyen‑Orient a largement dicté l’humeur des marchés
Dans la seconde moitié du trimestre, les développements géopolitiques ont été la principale source de volatilité. L’intensification des opérations militaires impliquant l’Iran, Israël et les États‑Unis a à plusieurs reprises ébranlé la confiance des marchés, particulièrement à mesure que les tensions autour du détroit d’Ormuz ravivaient les craintes de perturbations prolongées de l’offre pétrolière. Le brut a connu plusieurs envolées en mars, atteignant des sommets inégalés depuis 2023, avant de retomber sur fond d’espoirs de désescalade.
Ces variations ont ravivé les préoccupations quant au risque d’une inflation durablement élevée. Les valeurs technologiques – déjà sous pression en raison des inquiétudes concernant la valorisation et les dépenses liées à l’IA – ont été les plus pénalisées, tandis que les secteurs liés aux matières premières ont parfois soutenu les actions canadiennes. En fin de trimestre, les marchés restaient sensibles aux manchettes, partagés entre prudence et espoir d’un apaisement des tensions inflationnistes et géopolitiques.
Les banques centrales sont restées prudentes
Face à des progrès inégaux vers une inflation stable, à la volatilité des prix de l’énergie et à l’incertitude entourant une éventuelle résolution au Moyen‑Orient, les banques centrales des deux côtés de la frontière ont maintenu leurs taux directeurs lors de leurs réunions de janvier et de mars. La Banque du Canada a conservé son taux directeur à 2,25 %, soulignant que, si l’inflation montrait bien des signes de modération, la récente hausse des prix du pétrole pourrait raviver les pressions inflationnistes dans les mois à venir. Le gouverneur Tiff Macklem a réaffirmé que les décisions de politique monétaire resteraient tributaires des données, alors que l’économie s’adapte à l’évolution du commerce mondial et du paysage énergétique.
La Réserve fédérale américaine (la Fed) a également maintenu son taux directeur inchangé au premier trimestre, après plusieurs baisses à la fin de 2025. Les données publiées ont dressé un tableau contrasté : l’inflation s’est légèrement atténuée en début de trimestre, mais la vigueur du marché de l’emploi et le retour des pressions sur les prix liés à l’énergie ont rebrassé les cartes. La Fed a continué de signaler la possibilité de nouvelles baisses de taux plus tard en 2026, même si les marchés ont de plus en plus remis en question le calendrier à mesure que les risques inflationnistes réapparaissaient.
Q. : Le TSX canadien a mieux performé que les principaux indices boursiers américains au premier trimestre. S’agit‑il d’une réaction à court terme aux facteurs géopolitiques ou le marché canadien offre‑t‑il de véritables avantages de diversification à long terme?
R : Les actions canadiennes ont surperformé au premier trimestre. L’indice composé S&P/TSX présente une forte pondération en énergie, matériaux et services financiers, à l’inverse du S&P 500, où le secteur technologique représente environ 25 % à 30 %. En conséquence, le TSX tend à afficher de bons rendements lors des cycles haussiers des matières premières et en période d’inflation élevée. Les tensions géopolitiques au Moyen‑Orient ont soutenu les prix de l’or et du pétrole brut, ce qui a directement favorisé les bénéfices des entreprises canadiennes.
L’argument en faveur de la diversification au Canada est également solide. Le TSX offre historiquement une exposition plus importante aux actifs réels, tandis que les banques canadiennes, soutenues par un cadre réglementaire plus conservateur, ont généré des dividendes relativement stables et une volatilité plus faible au fil des cycles.
En bref : même si la surperformance à court terme pourrait s’atténuer, une exposition aux actions canadiennes peut continuer de renforcer la résilience des portefeuilles, de soutenir la génération de revenu et d’offrir une protection contre la hausse des prix. Cet avantage est particulièrement pertinent lorsque la performance des actions américaines est fortement concentrée dans des mégacapitalisations technologiques plus volatiles.
Q : Comment les marchés ont‑ils réagi historiquement aux chocs géopolitiques, et qu’est‑ce que cela signifie pour les investissements à long terme?
R : L’histoire montre que les chocs géopolitiques provoquent généralement une montée de volatilité à court terme, mais qu’ils laissent rarement des traces durables sur les marchés boursiers. Les pertes observées lors de conflits ont d’ailleurs souvent été suivies de reprises, à mesure que les résultats des entreprises et les fondements économiques reprennent le dessus et que les tensions géopolitiques s’estompent.
Plusieurs enseignements constants se dégagent pour les investisseurs et investisseuses à long terme :
- L’importance de conserver les placements. Il est démontré qu’il est plus payant de miser sur la croissance à long terme que de tenter d’anticiper les variations du marché, car manquer les périodes de reprise peut amputer lourdement les rendements à long terme.
- La diversification compte. Les périodes de tensions géopolitiques rappellent les risques de mettre tous ses œufs dans le même panier. Si certains actifs peuvent bénéficier de phases de marché particulières, une diversification plus large contribue à réduire la volatilité globale d’un portefeuille.
- La volatilité peut mener à des bons coups. Certaines des meilleures séances boursières de l’histoire ont suivi de près des périodes de tension. S’en tenir à un plan d’investissement à long terme augmente la probabilité de réussite.
Même si les développements géopolitiques dominent souvent l’actualité financière, les rendements à long terme sont déterminés par les bénéfices, les flux de trésorerie et une pondération minutieuse des portefeuilles.
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