Rapport trimestriel : T2 2026
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| Indice | Clôture | T2 | CA |
|---|---|---|---|
| Indice composé S&P/TSX | 34 856,99 | 6,37 % | 9,92 % |
| Dow Jones Industrial Average | 52 319,20 | 12,90 % | 8,85 % |
| Indice S&P 500 | 7 499,36 | 14,87 % | 9,55 % |
| Indice composé Nasdaq | 26 213,72 | 21,41 % | 12,79 % |
| Rendement des obligations canadiennes de 10 ans | 3,38 % | -0,08 % | -0,04 % |
| Rendement des bons du Trésor américain de 10 ans | 4,44 % | 0,14 % | 0,26 % |
| Dollar canadien | 0,70 $ US | -1,91 % | -3,55 % |
Taux préférentiel de la Banque du Canada4,45 % |
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Résultats au 30 juin 2026. Sources : Morningstar Direct, Banque du Canada et Département du Trésor américain.
Les marchés se sont adaptés à l’incertitude
Les marchés boursiers ont rebondi au deuxième trimestre, effaçant les pertes du premier trimestre pour renouer avec les sommets historiques.
Tout au long du trimestre, les marchés ont été ballottés par l’évolution des tensions persistantes au Moyen‑Orient, jouant presque quotidiennement sur l’humeur des investisseuses et investisseurs. Les marchés sont demeurés très sensibles : ils repartaient à la hausse au moindre signe d’apaisement et reculaient lorsque les risques augmentaient.
À la mi-avril, le S&P 500 et le Nasdaq sont revenus à des niveaux records, tandis que le Nasdaq enregistrait sa plus longue série de gains depuis 2009. La solidité des résultats des entreprises et le regain de confiance quant à un possible accord de paix entre les États‑Unis et l’Iran ont relancé les marchés, ce qui a contribué à éponger les pertes attribuables au conflit. Au 17 avril, les trois grands indices américains étaient revenus en territoire positif depuis le début de l'année.
Les gains se sont poursuivis en mai : le S&P 500 avait progressé d’environ 10 % depuis le début de l’année et le Nasdaq de plus de 16 %, grâce à la vigueur du secteur technologique. À la fin mai, le Dow a clôturé à un niveau record pour la première fois depuis février. Au Canada, l’indice TSX a atteint un nouveau sommet à la fin mai et a franchi pour la première fois le seuil des 35 000 points le 2 juin, soutenu par les secteurs de l’énergie, des matériaux et des services financiers.
Le protocole d’entente entre les États‑Unis et l’Iran conclu à la mi‑juin a contribué à calmer les tensions géopolitiques; les prix du pétrole ont reculé et les marchés boursiers mondiaux ont connu plusieurs rebonds. Malgré des replis en fin de trimestre attribuables aux attentes plus marquées de hausses de taux et aux préoccupations concernant les valorisations des géants technologiques, le deuxième trimestre est néanmoins demeuré une période solide pour les marchés.
La géopolitique et la montée de l’inflation ont mis les marchés à l’épreuve
Les marchés ont traversé plusieurs épisodes de volatilité, surtout en fin de trimestre, alors que les attentes de hausses de taux d’intérêt se renforçaient et que les grandes capitalisations technologiques subissaient de nouvelles pressions vendeuses. Des replis brusques mais de courte durée, comme celui du début juin, se sont multipliés au fil du trimestre.Les prix du pétrole ont suivi une trajectoire très claire : leurs hausses ont pesé sur les marchés boursiers et ravivé les craintes d’inflation, tandis que leurs baisses ont favorisé des reprises en allégeant les pressions sur les coûts et les perspectives de croissance. À la fin juin, les prix du pétrole ont reculé dans un contexte d’apaisement des tensions géopolitiques et de consolidation du dollar américain, ce qui a ravivé la volatilité dans les secteurs de l’énergie et des matériaux. Au Canada, le taux d’inflation annuel est passé de 2,4 % en mars à 2,8 % en avril, puis a bondi à 3,2 % en mai. Aux États‑Unis, l’inflation a dépassé 4 % en mai, son rythme le plus rapide en près de trois ans. Dans les deux économies, la hausse des prix de l’énergie a été le principal moteur de cette accélération. Il est essentiel de souligner que les mesures de l’inflation de base, qui excluent l’énergie et d’autres composantes volatiles, sont demeurées plus stables. Cependant, les données de fin de trimestre indiquent que les pressions sur les prix touchaient désormais aussi l’alimentation et les intrants technologiques, portées par des contraintes persistantes dans les chaînes d’approvisionnement et par une demande soutenue liées aux infrastructures d’IA.
Des moteurs différents, mais une issue comparable
Les marchés boursiers canadien et américain ont tous deux progressé au deuxième trimestre, mais les moteurs de rendement différaient largement.
Au Canada, les plus grands contributeurs étaient l’énergie, les matériaux et les services financiers. En effet, la hausse des prix du pétrole et la vigueur de la demande pour les matières premières ont contribué aux gains des secteurs axés sur les ressources, tandis que les banques canadiennes ont vu leurs résultats croître nettement. En fin de trimestre, le recul des prix des matières premières a toutefois pesé sur les marchés canadiens, particulièrement dans les secteurs de l’énergie et des matériaux.
Pour leur part, les marchés américains ont surtout été soutenus par le secteur technologique. Les bons résultats des grandes capitalisations technologiques, combinés à l’enthousiasme persistant autour de l’intelligence artificielle, ont soutenu les gains du S&P 500 et du Nasdaq. L’économie américaine s’est également montrée plus résiliente, grâce à une création d’emplois soutenue et au maintien des dépenses de consommation. Cependant, à la fin juin, le secteur technologique a subi davantage de pression, sous l’effet d’attentes de hausses de taux plus marquées et de préoccupations liées aux valorisations, ce qui a entraîné un recul de plusieurs mégacapitalisations et titres liés aux semi‑conducteurs.
Q. : Le Canada a reçu des signaux économiques contrastés au deuxième trimestre, allant d’une récession technique à une amélioration du marché de l’emploi, en passant par une inflation en hausse. Qu’est-ce qu’il faut en retenir?
R : Le Canada est entré en légère récession après deux trimestres consécutifs de recul du PIB. Cependant, une bonne partie de cette faiblesse s’explique par des perturbations ponctuelles, comme une flambée des importations d’or et des arrêts temporaires de production dans les usines automobiles, plutôt que par des problèmes structurels profonds.
Autre point positif : les salaires augmentent plus rapidement que l’inflation et les prix progressent à un rythme maîtrisé. L’inflation de base se situe juste au‑dessus de la cible de 2 % de la Banque du Canada.
Qu’est-ce que cela signifie pour les taux d’intérêt? La Banque du Canada a maintenu son taux directeur à 2,25 % en 2026. Les économistes s’attendent généralement à ce que les taux demeurent inchangés pour le reste de l’année. Plutôt que de susciter l’inquiétude, cet indicateur encourageant pour l’économie doit être interprété comme un signe de stabilité.
Q : Au‑delà des manchettes, quels facteurs ont influencé le rendement des marchés durant la première moitié de 2026? Lesquels pourraient orienter les marchés au cours des 6 à 12 prochains mois?
R : Plusieurs tendances moins commentées, mais tout aussi importantes, ont contribué à façonner les marchés cette année et continueront de le faire.
Premièrement, l’IA prend un nouveau tournant. Le marché de l’IA ne se résume plus aux logiciels et aux géants de la technologie. Les investissements se dirigent désormais vers des actifs physiques, comme les centrales électriques, les centres de données, les câbles et les équipements industriels. Cela élargit les possibilités de placement à des secteurs qui ne sont pas traditionnellement associés aux technologies.
Deuxièmement, les résultats des entreprises ont été étonnamment solides dans de nombreux secteurs en plus de la technologie, ce qui a contribué à stabiliser les marchés boursiers.
Troisièmement, le commerce mondial est en train de se réorganiser discrètement. Des pays et des entreprises réduisent leur dépendance à un nombre restreint de partenaires commerciaux, ce qui rebat les cartes et fait émerger de nouveaux gagnants et perdants selon les régions et les secteurs.
Pour la suite, les petites capitalisations, les placements axés sur la valeur et les marchés hors États-Unis pourraient commencer à mieux performer qu’ils ne l’ont fait récemment, à mesure que les gains deviennent moins concentrés dans une poignée de titres technologiques de très grande capitalisation. Un portefeuille diversifié est bien placé pour tirer parti de ce type de changement.
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