Quelle est l’incidence de l’inflation sur vos placements?

Vous avez des questions sur l’inflation?

L’augmentation rapide des prix des biens et services peut avoir d’importantes répercussions sur les entreprises et le coût de la vie des ménages canadiens. Si l’impact immédiat sur notre portefeuille est généralement le plus douloureux – par exemple, à la pompe ou à l’épicerie, les périodes d’inflation prolongées se font sentir dans la plupart des secteurs de l’économie.

Ainsi, devez-vous craindre les effets de l’inflation sur vos placements? Comme pour tout aspect des marchés financiers et de l’économie, une mise en contexte peut être très utile. Commençons par nous pencher sur ce que pourrait signifier une hausse de l’inflation et des taux d’intérêt pour vous et votre argent.

Qu’est-ce que l’inflation?

Il existe de nombreux indicateurs qui aident les économistes et les investisseurs et investisseuses à surveiller la santé générale de l’économie; les taux de chômage et de croissance de l’emploi, le produit intérieur brut (PIB), les déficits et les excédents commerciaux, pour n’en citer que quelques-uns. Non seulement la liste est longue, mais tout le monde peut raconter une histoire différente à un moment précis, pour en rajouter en complexité.

À la base, l’inflation mesure l’évolution des prix dans le temps et son rapport avec le « pouvoir d’achat » de l’argent. Autrement dit, combien une somme d’argent donnée permet-elle d’acheter au fil du temps?

L’inflation est souvent représentée par la variation en pourcentage de l’indice des prix à la consommation (IPC), qui mesure le coût d’un panier de 700 biens et services sélectionnés, dont l’épicerie, l’essence, les meubles, les vêtements et les loisirs. Le mandat actuel de la Banque du Canada est de maintenir l’inflation (ou le coût croissant de ce panier) entre 1 % et 3 %, annuellement. Pour ce faire, elle utilise les mécanismes d’intervention dont elle dispose, notamment le pouvoir de modifier les taux d’intérêt.

Quelles sont les causes de l’inflation?

L’inflation a de nombreuses causes. Cependant, les épisodes prolongés de forte inflation sont souvent le résultat d’une politique monétaire « souple », qui peut comprendre de faibles taux d’intérêt. Prenons l’exemple du Canada : si le montant d’argent en circulation (la masse monétaire) augmente trop par rapport à la taille de l’économie, la valeur du dollar canadien diminue par rapport aux autres devises dans le monde, ce qui affaiblit notre pouvoir d’achat pour les biens et services d’un autre pays – surtout si les prix de ce pays augmentent par rapport au dollar canadien.

Une autre cause possible d’inflation est l’« assouplissement quantitatif », une stratégie de politique monétaire utilisée par les banques centrales qui consiste à acheter des titres à long terme (comme des obligations d’État) sur le marché libre. Cette opération permet de retirer des actifs de la circulation et d’injecter de l’argent dans l’économie – ou, plus précisément, dans les mains des entreprises et des consommateurs et consommatrices – pour encourager les achats, les prêts et les investissements. L’assouplissement quantitatif a été la principale tactique utilisée par les banques centrales du monde entier tout au long de la pandémie de COVID-19.

Enfin, les pressions exercées sur l’offre ou la demande peuvent être inflationnistes. Les chocs d’offre qui perturbent les conditions de production, comme les catastrophes naturelles, les pandémies ou la hausse des coûts peuvent donner lieu à une baisse de l’offre. À l’inverse, les perturbations liées à la demande, comme une reprise boursière ou la mise en place d’une politique économique expansionniste (p. ex. une baisse du taux directeur par les banques centrales ou une augmentation des dépenses publiques) sont susceptibles de stimuler temporairement la demande et de favoriser la croissance économique globale.

Quel est le lien entre l’inflation et les taux d’intérêt?

Au début de 2022, alors que l’économie avait le vent dans les voiles et que le marché du travail se remettait complètement des effets de la pandémie, la Banque du Canada a commencé à relever ses taux directeurs afin de gérer les pressions inflationnistes. (La Banque du Canada révise son taux directeur à huit dates préétablies par année.) L’objectif principal est d’augmenter le coût des emprunts, ce qui rend les prêts plus coûteux (et plus difficiles à rembourser) pour les entreprises et les consommateurs et consommatrices. Parallèlement, cette hausse des taux d’intérêt incite les gens à épargner pour investir et obtenir un taux d’intérêt plus élevé, ce qui leur permet d’obtenir un meilleur rendement.

Globalement, une réduction des emprunts et une augmentation des investissements permettent de réduire l’offre d’argent en circulation, ce qui a pour effet de ralentir l’activité économique et de réduire naturellement l’inflation.

Qu’est-ce que cela signifie pour vos placements?

La hausse des taux d’intérêt peut nuire au marché boursier. Lorsque les hausses de taux entraînent une augmentation du coût des emprunts, les coûts d’exploitation des entreprises grimpent. Au fil du temps, la montée des coûts et le ralentissement de l’activité économique pourraient se traduire par une baisse des revenus et des bénéfices nets des entreprises, ce qui pourrait nuire au taux de croissance et à la valeur des actions. Toutefois, la hausse des taux a surtout une incidence plus immédiate sur la psychologie du marché et sur la façon dont les investisseurs et investisseuses perçoivent les conditions actuelles et futures du marché. Des augmentations significatives incitent souvent à la prudence, entraînant une réduction du rendement global des actions.

Les obligations sont particulièrement sensibles aux variations des taux d’intérêt, car bon nombre d’entre elles offrent un taux d’intérêt fixe. Lorsque les taux augmentent, le prix des obligations détenues sur le marché diminue simultanément. En effet, de nouvelles obligations seront bientôt émises sur le marché, offrant aux investisseurs et investisseuses des taux d’intérêt plus élevés et plus avantageux afin de les encourager à acheter. De même, une hausse des taux entraîne habituellement une baisse du prix des obligations en cours afin de rendre leur taux d’intérêt relativement faible plus attrayant pour les investisseurs et investisseuses. En général, plus la durée d’une obligation est longue, plus le prix de l’obligation baisse lorsque les taux d’intérêt augmentent. Par conséquent, lorsque les taux augmentent, il est avantageux de détenir des obligations dont la durée est plus courte afin de réduire l’exposition au risque de taux d’intérêt.

Vous voulez en savoir plus sur les actions et les obligations? Lisez l’article Composantes des fonds de placement.

Que pouvez-vous faire en tant qu’épargnant ou épargnante?

La meilleure façon de se prémunir contre l’inflation est de veiller à établir une solide feuille de route financière – comprenant des objectifs clairs ainsi qu’un portefeuille de placement diversifié, avec une certaine exposition aux actions. Les actions offriront des possibilités de croissance, tandis que les éléments d’actif à revenu fixe serviront de contrepoids. (Le rapport entre les titres à revenu fixe et les actions dépendra de votre tolérance au risque et de vos objectifs de placement. Un représentant ou une représentante de Co-operators se fera un plaisir de vous aider à trouver le juste équilibre.)

Si vous êtes à la retraite et qu’un revenu fixe fait partie de votre plan financier, il est particulièrement important de parler régulièrement à votre représentant ou représentante pour vous assurer que vos placements tiennent compte de l’inflation.

Souvenez-vous que c’est toujours une bonne idée d’épargner plus que ce dont vous pensez avoir besoin. Commencez dès que vous le pouvez pour maximiser le pouvoir de la croissance composée. Il est également important de diminuer autant que possible vos dettes personnelles, afin que vous puissiez continuer à les rembourser si les taux d’intérêt augmentent.

Chez Co-operators, les fonds communs de placement ou les fonds distincts que nous recommandons dépendent de votre situation personnelle et de votre profil de placement, tandis que la composition de chaque fonds est choisie par une professionnelle ou un professionnel pour atteindre l’objectif souhaité. Cela signifie que tous vos risques de placement, y compris l’inflation, sont pris en compte.

Pour en savoir plus et accéder à d’autres ressources, consultez la page Regard sur les marchés et le Centre de ressources. Vous pouvez également lire les articles hebdomadaires Le point sur les placements pour en savoir plus les dernières nouvelles ayant une influence sur les marchés financiers.

L’information contenue dans le présent rapport provient de sources présumées fiables; cependant, nous ne pouvons en confirmer l’exactitude ni l’exhaustivité. Elle ne doit pas être considérée comme une source de conseils fiscaux personnels. Comme nous ne sommes pas des fiscalistes, nous recommandons à notre clientèle de demander l’avis d’une ou d’un fiscaliste indépendant pour toute question d’ordre fiscal. Les produits d’assurance vie et maladie sont souscrits par Co-operators Compagnie d’assurance-vie. Les fonds communs de placement sont offerts aux résidentes et résidents canadiens par l’intermédiaire de Services d’investissement financier Co-operators inc. partout au Canada, sauf au Québec et dans les territoires. Les fonds distincts et les rentes sont administrés par Co-operators Compagnie d’assurance-vie. Co-operators Compagnie d’assurance-vie et Services d’investissement financier Co-operators inc. s’engagent à protéger la vie privée de leurs clients, ainsi que la confidentialité, l’exactitude et la sécurité des renseignements personnels recueillis, utilisés, conservés et divulgués dans le cadre de leurs affaires. Veuillez consulter notre politique de vie privée pour en savoir plus. Certains produits ne sont pas offerts dans toutes les provinces. Co-operatorsMD est une marque déposée du Groupe Co-operators limitée.