Notre folklore

Les pionniers de la compagnie d’assurance Co-operators, qui formaient un groupe unique en son genre, ont bâti une fondation solide pour l’entreprise. Certains d’entre eux se sont tellement investis sur le plan personnel que leurs histoires sont devenues synonymes du dévouement inébranlable qui a hissé Co-operators au rang qu’elle occupe aujourd’hui. Les faits suivants illustrent la créativité, le sens de l’innovation et la détermination dont ont fait preuve certains représentants d’assurance à nos débuts, pour fournir à nos clients le service exceptionnel qu’ils méritent.

La fourgonnette VW de Pat Powell

Laissez le bureau venir à vous!

En 1958, M. Pat Powell, alors seul représentant d’assurance de la Co‑operators Insurance Association (CIA), à Stratford pendant quatre ans, cherchait des moyens d’accroître son volume d’affaires. Fort de ses 19 ans d’expérience dans le secteur de l’alimentation (dont plusieurs à titre de propriétaire d’une épicerie), il savait comment s’y prendre pour fidéliser sa clientèle. Il était convaincu qu’il fallait toujours en faire un peu plus, et il savait que dans la vente, « innovation » rime avec « succès ».

C’est en 1958 qu’il décida de mettre ses idées novatrices en application. Sa clientèle était principalement composée d’agriculteurs et comme il n’y avait pas de bureau à Stratford à l’époque, il travaillait de chez lui. Il passait donc beaucoup de temps sur la route, à faire du porte-à-porte.

Il lui arrivait souvent d’aller à la rencontre de clients potentiels sur leur terrain et de conclure des ventes à même les grandes roues des tracteurs. Cette tactique était assez efficace, mais M. Powell trouvait qu’il faisait souvent trop froid et venteux. Il décida donc d’acheter une fourgonnette Volkswagen et de la convertir en bureau ambulant. Le véhicule était équipé de sièges confortables, d’un système de chauffage au propane et d’un présentoir avec tous les dépliants. M.Powell avait même peint sur sa fourgonnette : « Bureau ambulant de Co‑op Insurance ».

Ainsi, il pouvait aller directement à la rencontre des clients tout en faisant connaître le nom de la compagnie. Cette fourgonnette VW, si facilement identifiable, fit partie du paysage local de 1958 à 1961.

Malgré l’ouverture d’un nouveau bureau de CIA à Stratford en 1960, le véhicule était tellement populaire que même lorsque M. Powell le garait devant le bureau de poste pour aller récupérer son courrier, les clients venaient l’aborder pour parler de leurs besoins en assurance, plutôt que de se rendre au nouveau bureau. Son sens de l’innovation l’aida énormément, et en 1962, il devint le premier représentant multiproduit de CIA à souscrire 1 million de dollars en assurance vie.

On va loin avec 2 $

La légende la plus connue de la compagnie d’assurance Co‑operators est sans doute l’histoire des 2 $. Les détails de cet événement résument avec éloquence l’attachement que nous portaient nos employés et nos clients de l’époque, qui se traduit encore aujourd’hui par une relation particulière avec eux.

En 1956, au même titre que de nombreuses compagnies d’assurance, Co‑operators Insurance Association éprouva quelques difficultés financières causées par l’augmentation du nombre des sinistres et des montants d’indemnisation. En effet, cette situation avait engendré une réduction considérable du fonds excédentaire. Quelques idées destinées à régler le problème furent avancées, mais une suggestion farfelue sortait du lot.

L’idée fut mise en pratique en janvier 1957 : CIA décida d’envoyer à tous ses titulaires de polices une lettre intitulée « A Report and a Request » (Un rapport et une demande) qui accompagnait leur avis de renouvellement. La lettre faisait effet de l’état financier de l’entreprise et avançait quelques solutions. L’entreprise demandait à ses titulaires de police de bien vouloir s’acquitter de deux dollars supplémentaires sur le montant de leur prime pour chaque véhicule assuré. On y expliquait aussi que ce don serait entièrement versé dans un fonds excédentaire de l’entreprise et que comme il s’agissait d’un don, CIA n’aurait pas à payer d’impôt sur cette somme.

Les billets de deux dollars affluèrent pendant toute l’année 1957. À la fin de l’année, la somme des dons s’élevait à 49 573 $, soit presque l’équivalent d’un quart de million de dollars aujourd’hui!

Cette histoire illustre comment l’adage « l’union fait la force » a été déterminant dans l’évolution de l’entreprise mieux connue aujourd’hui sous le nom de Co‑operators.

« Vous pouvez nous aider! Nous sommes en concurrence avec des entreprises qui ont établi d’énormes fonds excédentaires pendant la période qui précède l’imposition sur le revenu. […] Durant les sept premières années où nous avons œuvré dans l’assurance automobile (1949-1955), le montant de l’impôt sur le revenu et des taxes sur les primes déboursé par CIA s’élève à 200 000 $ et nous avons accumulé un excédent total de seulement 140 000 $. Par conséquent, nous demandons à tous les titulaires de polices de faire un don de deux dollars à leur compagnie d’assurance pour chaque véhicule assuré, et ce, à titre de contribution volontaire s’ajoutant à leur prime. Étant donné qu’il s’agit d’un don, vos deux dollars seront versés dans le fonds excédentaire de CIA sans que nous ayons à payer d’impôts sur ce montant. »

-Andrew Hebb, directeur général, Co-operators Insurance Association

La police de McLennan

Une équipe de vente des plus dévouées

Alors que notre compagnie d’assurance en était encore à ses balbutiements, l’équipe de vente de Co‑operators était principalement composée de bénévoles qui ne possédaient que peu ou pas d’expérience en assurance. Certains étaient agriculteurs, d’autres membres de caisses populaires ou de caisses d’épargne et de crédit, ou encore des employés de coopératives qui croyaient fermement aux principes coopératifs. Ils entretenaient tous le désir de voir cette nouvelle compagnie d’assurance réussir.

L’un de ces bénévoles se nommait John D. McLennan, un ancien secrétaire de United Farmers of Ontario, qui allait plus tard devenir la Fédération de l’agriculture de l’Ontario (Ontario Federation of Agriculture). En 1948, M.McLennan possédait déjà son permis pour vendre de l’assurance pour Co-operative Life. En 1949, il obtint du conseil d’administration son permis pour vendre de l’assurance automobile dans le Nord de l’Ontario pour Co-operators Fidelity and Guarantee Association, qui venait tout juste d’être créée.

En mars 1949, peu de temps après avoir obtenu son permis, M. McLenann souscrivait une police d’assurance automobile pour lui-même et pour deux autres personnes (sans doute ses deux sœurs). La police couvrait un Ford 1940 dont le prix d’achat était de 1 200 $. La police comprenait une franchise de 100 $ pour les dommages subis par son véhicule. En dollars courants, ce montant équivaudrait à une franchise de 2 500 $ pour une voiture de taille moyenne!

Comme nous venons de le voir, un montant de 100 $ représentait une somme considérable en 1949. Qu’un bénévole à temps partiel de notre force de vente ait accepté d’investir autant d’argent dans sa police d’assurance constitue un témoignage éloquent de la confiance et de l’engagement démontré par les pionniers de notre entreprise - une particularité qui n’a pas disparu aujourd’hui.

L'histoire de Bill Belliveau

Le succès, une porte à la fois

À leurs débuts, les employés et les représentants de notre compagnie d’assurance durent affronter de nombreux défis pour bâtir les fondations de notre entreprise. De la création de l’entreprise à la formation des employés, en passant par le développement d’espaces de travail, ils se montrèrent capables de relever ces défis brillamment grâce à leur ingéniosité sans pareille et à leur personnel dévoué et ambitieux.

Bill Belliveau était l’un de ces employés. Ce jeune homme débuta sa carrière chez Co‑operators en 1949 à l’emploi de la société Maritime Co‑operative Services (MCS), une coopérative de l’Atlantique avec laquelle Co‑operative Life avait conclu un partenariat. Tout jeune marié, Bill ne voulait pas commencer sa vie conjugale avec des dettes et il considérait qu’il n’avait pas les moyens d’acheter une automobile.

Dans tous ses déplacements et pour aller vendre de l’assurance en ville, Bill utilisait le moyen de transport le plus fiable que son budget lui permettait : une bicyclette! Il vendit sa première police d’assurance le 4 mars 1949 et bien sûr, il s’était rendu à son rendez-vous à vélo.

Malgré les offres qu’on lui fit pour l’aider à se procurer un véhicule, Bill s’entêta à se déplacer à bicyclette pendant encore plusieurs mois avant de se procurer une automobile de marque Oldsmobile (1937), qu’il paya 475 $.

La volonté et le dynamisme démontrés en ce temps par Bill résonnent encore aujourd’hui dans l’inconscient de l’entreprise. L’un de nos premiers messages publicitaires télévisés s’inspirait d’ailleurs de la petite histoire de Bill, qui se déplaçait à bicyclette pour aller à la rencontre de ses clients.